Fortunio

Élements biographiques

Fortunio,  Le Roi du jour (1873)

“ Ce fut au tour de lady Jane de pâlir.
— Ah ! oui, fit Daniel, avec plus de tristesse que d'amertume, je l'avoue, j'avais oublié cela! Que dans l'exaltation de la douleur filiale, une femme promette de payer de sa vie celle de son père, c'est un acte de sublime dévouement qui peut se comprendre, mais dont ne saurait se souvenir un homme d'honneur. Je n'ai pas acheté le droit d'être aimé de vous, Jane. J'ai simplement fait mon devoir, avec joie, il est vrai, mais sans calculer avec votre reconnaissance, et vous ne me devez rien. C'est'moi, au contraire, qui vous dois tout!
”
Source : Gallica

Fortunio,  La Lionne amoureuse, par Fortunio (1864)

“ Etre la femme de M. Marcel, c'est presque trop beau pour se réaliser ; mais devenir l'autre chose que vous avez dite, ce serait trop affreux povu n'être pas encore plus impossible ! Voyons, pourquoi me livrer sans défense, en même temps, à deux rêves, dont l'un est si brillant, l'autre si horrible?...
— Ce ne sont pas des rêves, Gilette, car mon amitié ne vous fera jamais entendre que la vérité. Marcel vous aime, et c'est son amour pour vous qui l'a conduit à Rome. Trop honnête homme pour vous ouvrir son coeur avant de pouvoir vous dire : « Voici ma main, la voulez-vous ? »
”
Source : Gallica

Fortunio,  Le Roi du jour (1873)

“ Tu devenais la femme de celui que tu aimes et dont tu es aimée, et je trouvais en lui un fils qui m'aurait consolé du vol qu'il m'avait fait, car c'est un vrai vol, vois-tu, que de m'avoir pris ton coeur, et s'il est un seul homme au monde auquel j'eusse pu le pardonner, c'est assurément Daniel ! Mais ce qui est fait est fait. Le mal est sans remède, et nous demanderons tous les deux à Dieu de nous soutenir et de nous aider à nous consoler. Je suis aussi frappé que toi, ma bien-aimée Jane, et le coup est aussi cruel : tu perds le mari de ton choix, moi, je perds une fille et un fils ! ”
Source : Gallica

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