Gaston Farnié,  Faculté de droit de Paris. Droit romain… (1893)

“ Les anciens auteurs français (1) enseignaient que l'obligation de garantie était indivisible en ce qui concerne l'action et divisible en ce qui concerne l'exception. En d'autres termes, pour reprendre les exemples, chacun des héritiers du vendeur originaire ou chacun des vendeurs est tenu de défendre l'acheteur contre l'éviction de toutes les parties de l'objet. Mais si la personne qui revendique l'objet est héritière pour partie de la personne tenue à la garantie, l'exception de garantie ne peut lui être opposée que jusqu'à concurrence de cette partie. ”
Source : Gallica

Gaston Farnié,  Faculté de droit de Paris. Droit romain… (1893)

“ Les Romains n'ont pas considéré l'insolvabilité du débiteur comme un vice rédhibitoire de la vente de la créance. Mais le vendeur est responsable s'il connaissait l'insolvabilité du débiteur : il y a là, en effet, un dol de sa part. En dehors de cette hypothèse, il suffit donc, pour décharger le vendeur de toute garantie, que la créance existe, c'est-à-dire que aucune action et même aucune exception (3) ne puisse la paralyser. ”
Source : Gallica

Gaston Farnié,  Faculté de droit de Paris. Droit romain… (1893)

“ La question de la garantie ne présente aucune difficulté. Le vendeur est soumis à l'action en garantie, lorsqu'une cause antérieure à la vente prive l'acheteur de l'exercice utile de la servitude (1) .
La vente d'une créance donne lieu à l'exercice de l'action en garantie dans deux hypothèses bien distinctes : la créance vendue n'existe pas ; elle existe, mais le débiteur est insolvable. D'après les textes (2) , le vendeur n'est garant que de l'existence de la créance, et nullement de la solvabilité du débiteur, même antérieure à la vente.
”
Source : Gallica

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