Résumé

2e Régiment d'artillerie de campagne… (1920)

C'était la première attaque à laquelle le Régiment participait depuis le début de la guerre de tranchées. L'enthousiasme était grand. L'artillerie mise en jeu nous parut formidable. Le terrain lui-même, qui avait été déjà le champ d'attaques importantes, était impressionnant par son aspect.
Partout des tranchées et des boyaux visibles de très loin par suite de la craie mise au jour. Les entonnoirs de mines formidables donnaient au sol un air infernal. Aucune difficulté n'arrêta la troupe qui fit preuve à tout instant d'un entrain irrésistible.
Source : Gallica

2e Régiment d'artillerie de campagne… (1920)

Le 30 août, nous quittons enfin définitivement le front de Verdun.
Pendant quatre mois le Régiment avait été là, en totalité ou en partie. Il n'y avait pas de coin, de Douaumont-Souville à Moulainville, en passant par Vaux et Damloup, où il n'était intervenu. Les traces de son passage sont ineffaçables. Nombreux sont ceux qui, n'ayant pu être transportés à l'arrière, reposent là même où ils sont tombés, sur cette terre meurtrie et souillée par le Boche et que leur sang a victorieusement rachetée.
Source : Gallica

2e Régiment d'artillerie de campagne… (1920)

Tirs incessants, de jour et de nuit, sous un constant marmitage, car, dès qu'une batterie a ouvert le feu, elle est bientôt repérée et arrosée copieusement d'obus de tous calibres. On a tout vu à Verdun! On a tout entendu, depuis le miaulement du 77 jusqu'au formidable bruit de « train en marche » du 420.
Il faut travailler avec ardeur pour construire des abris; heureusement, le bois ne manque pas. Il faut se multiplier, car, par suite du recul, nous sommes dans une région avec
peu ou point d'organisations défensives.
Source : Gallica

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