Résumé

Adolphe Gubler Préface d'une réforme des espèces fondée sur le principe de la variabilité restreinte des types organiques en rapport avec leur faculté d'adaptation aux milieux… (1862)

Il n'est pas absurde de croire que toutes les formes actuelles dérivent d'un seul type primitif; mais, si la chose n'est pas absolument impossible, rien ne prouve qu'elle soit ; plusieurs raisons concourent même à faire admettre qu'elle n'est pas. Les variations morphologiques des êtres vivants n'en sont ni moins réelles, ni moins incontestables pour cela ; la variabilité est même beaucoup
plus grande qu'on ne l'imagine généralement, sans cesser pourtant d'être limitée, ce qui rend probable que la plupart des types actuellement existants ont une origine distincte.
Source : Gallica

Adolphe Gubler Préface d'une réforme des espèces fondée sur le principe de la variabilité restreinte des types organiques en rapport avec leur faculté d'adaptation aux milieux… (1862)

La création d'un Prolococcus ou d'un protozoaire est un miracle aussi bien que celle d'un mammifère ou d'un arbre. C'est la faiblesse de notre intelligence qui nous fait envisager la chose autrement.
Certes, si nous réfléchissions à la multiplicité des actes et conséquemment des organes, ou du moins des aptitudes de la matière dans une monade, nous serions plus émerveillés de voir tant de choses réunies dans une molécule matérielle, que nous ne le sommes de l'organisation des êtres massifs, et nous trouverions plus difficile peut-être de réaliser l'un que l'autre.
Source : Gallica

Adolphe Gubler Préface d'une réforme des espèces fondée sur le principe de la variabilité restreinte des types organiques en rapport avec leur faculté d'adaptation aux milieux… (1862)

Pour le savant anglais, comme pour notre illustre compatriote, la variabilité est illimitée.
Mais, à ses yeux, les conditions climatériques n'ont aucune importance dans l'étiologie des modifications offertes par les animaux, non plus que dans celles des plantes. Il reconnaît une influence plus marquée à la nourriture, aux habitudes et à l'exercice ou au défaut d'emploi des organes. Néanmoins, la toute-puissance appartient, selon lui, à la sélection naturelle.
La sélection procède par la destruction des uns, par la conservation et la multiplication des autres.
Source : Gallica

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