Résumé

Albert Sourd Contribution à l'étude des hémothorax traumatiques… (1900)

Il nous reste à étudier une dernière question : quelle sera la conduite du chirurgien si l’hémothorax vient à suppurer ? Nous avons vu que cette complication était exceptionnelle à l’heure actuelle ; aussi cette indication d’intervention se pose-t-elle bien rarement. Dans ce cas, le chirurgien se comportera comme pour un pyothorax ordinaire.
Si l’état général du malade n’est pas trop mauvais, si la température n’est pas très élevée, on pourra commencer le traitement par une thoracen-tèse, faite avec un gros trocart ; on aura quelquefois la chance que l’épanchement ne se reproduise pas.
Source : Gallica

Albert Sourd Contribution à l'étude des hémothorax traumatiques… (1900)

Le poumon, n'étant plus fixé à la cage thoracique par le vide pleural, va obéir à la tendance qu’il a à se rétracter sur son hile, et il sera d’autant plus refoulé à la partie supérieure du thorax que l’épanchement sera plus abondant. Le diaphragme lui-même subira l’action de l’hémothorax : il va s'abaisser, entraînant avec lui le foie. Il est aisé de se faire une idée de l’importance du rôle joué par ces déviations des organes thoraciques dans les symptômes d’asphyxie qui accompagnent le début des plaies de poitrine.
Source : Gallica

Albert Sourd Contribution à l'étude des hémothorax traumatiques… (1900)

Mais il n’en est pas toujours ainsi; le plus souvent, la plaie est étroite, le sang qui s’en écoule sort en bavant ; il est alors impossible de déterminer si le poumon a été atteint, à moins qu’une hémoptysie ne vienne éclairer le diagnostic. D’ailleurs cette indécision du chirurgien est peu préjudiciable au malade, le traitement variant peu dans les deux cas.
Le diagnostic de la transformation purulente de l’hémothorax ne présente, le plus souvent, aucune difficulté.
Source : Gallica

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