Résumé

Alexandre Vincent Droit romain : Origines du cautionnement judiciaire à Rome… (1892)

« Attendu, dit-elle, que cette clause, librement acceptée, fait loi contre les parties ou leurs ayants cause, et qu'elle n'est pas contraire à l'ordre public, ni aux bonnes mœurs.
Attendu que les affréteurs sont toujours libres de se fier aux soins, à l'aptitude et au caractère d'un capitaine, pour atténuer ou même supprimer, en vue de certains cas déterminés, l'obligation de garantie qui est de la nature, mais non de l'essence du transport, pourvu qu'ils ne la déchargent pas de la responsabilité de son dol ».
Source : Gallica

Alexandre Vincent Droit romain : Origines du cautionnement judiciaire à Rome… (1892)

La faute du débiteur est une valeur commerciale, valeur négative, qui se vend, qui se paie, qui peut, selon la volonté des parties, grever l'une ou l'autre d'entre elles.
Le dol, au contraire, avant qu'il ne soit commis, n'est pas dans le commerce. Prévoir un dol dans un contrat serait non seulement immoral, mais absurde, parce que toute convention suppose nécessairement la bonne foi.
Source : Gallica

Alexandre Vincent Droit romain : Origines du cautionnement judiciaire à Rome… (1892)

Cette argumentation a le tort d'oublier la différence que nous avons déjà faite entre la simple faute et le dol.
La clause d'irresponsabilité n'exonère point le capitaine de ses négligences coupables. Celui qui, de gaité de cœur, et volontairement, néglige toute prudence, abandonne au hasard le soin des marchandises, et risque leur détérioration ou leur perte, se trompe, s'il se croit à l'abri de toute sanction grâce à la clause d'irresponsabilité. Il n'est pas de bonne foi, et la loi du contrat ne le protège plus.
Source : Gallica

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