Alfred Delvau,
Le grand et le petit trottoir
(1866)
“ Les femmes ne savent rien faire gratuitement. Je viens deparler de couvent : le vêtement de Louise Cœurderoy n'y aurait pas fait scandale comme tous ceux qu'elle avait pris, jusque-là, l'habitude de porter; il n'eût effarouché aucun regard, alarmé aucun rigorisme : c'était un habit de veuve, un vêtement de deuil, — de la soie couleur de cendre. La robe montait, impitoyable pour les belles épaules dont la ligne serpentine se trahissait toujours néanmoins ; les plis de devant, flottants comme ceux d'un peignoir, enlevaient au bufte toute possibilité de manifestation orgueilleuse ”
