Résumé

Alphonse Drouin De la pupille : anatomie, physiologie… (1876)

Nous rétrécissons, à la vérité, notre pupille sans avoir conscience de la contraction de nos fibres musculaires; mais on peut en dire autant de n'importe quel mouvement volontaire. Celui qui élève le ton de sa voix ignore que les cordes vocales sont amenées, par la contraction musculaire, à un état de tension plus considérable ; il atteint son but sans connaître les moyens par lesquels ils parvient. Il en est de même pour l'augmentation de l'accommodation dans la vision de près et pour la contraction pupillaire qui accompagne cet acte.
Source : Gallica

Alphonse Drouin De la pupille : anatomie, physiologie… (1876)

Bernard a montré que la section du sympathique cervical fait dilater les vaisseaux de la tête, comme on peut s'en assurer en examinant les vaisseaux de l'oreille du lapin. Salkowscki et Donders ont noté de plus, que la pupille se dilate dans ce cas, et que l'irritation du sympathique la fait contracter.
Dans les fortes émotions morales qui s'accompagnent toujours de resserrement des vaisseaux, on sait combien est grande la dilatation de la pupille; c'est là, avec la pâleur de la face et l'écartement des paupières, un des traits caractéristiques de l'épouvante et de la terreur.
Source : Gallica

Alphonse Drouin De la pupille : anatomie, physiologie… (1876)

Il ne serait donc pas étonnant que la contraction pupillaire qu'on observe quand on fait varier le degré de convergence, à l'aide des prismes, soit un résultat de l'habitude que notre œil a contractée de rétrécir la pupille quand nous fixons des objets plus rapprochés et partant plus éclairés.
On pourrait trouver une confirmation de cette opinion dans l'observation suivante faite par H. Meycr (1) : « un objet extérieur qui produit toujours sur la rétine des images de même grandeur, paraît plus grand lorsqu'on le regarde sous un plus grand degré de convergence. »
Source : Gallica

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