Pression oculaire

Définition et enjeux

Ernst Fuchs,  Manuel d'ophtalmologie (1897)

“ En pratique, on détermine la pression intraoculaire en palpant le globe oculaire à travers les paupières fermées, comme si l'on recherchait la fluctuation. Déjà, dans les conditions normales, la pression oculaire varie, dans certaines limites, chez les différents individus. En général, chez les personnes âgées, les yeux paraissent plus durs que chez les individus jeunes. Il s'ensuit que des modifications pathologiques très légères de la pression intraoculaire ne peuvent être reconnues comme telles, que lorsqu'on peut utiliser le second oeil normal pour établir la comparaison. ”
Source : Gallica

William Nicati,  Physiologie oculaire humaine et comparée… (1909)

“ Il y a deux manières principales de mesurer la pression oculaire : L'une, directe, met en œuvre les ordinaires appareils appliqués à la mesure des pressions hydrauliques, les manomètres. L'autre, indirecte, utilise la proportionnalité existante entre la pression du dedans et la résistance aux pressions du dehors ou la dureté de l'œil pour l'apprécier par le palper et la sclérométrie.
La manométrie oculaire est l'application à l'œil des appareils usités en physique pour mesurer la pression des gaz et des liquides
”
Source : Gallica

William Nicati,  Physiologie oculaire humaine et comparée… (1909)

“ Il est ainsi démontré que la pression intra-oculaire égale la pression du sang dans les capillaires et lui fait équilibre. Le mécanisme de cet équilibre reste à déterminer.
3. L'ophtalmotonus a son mécanisme propre.
Déjà nous savons que l'arrêt. du cœur, qui entraîne la chute de la pression sanguine, n'amène pas la chute de toute pression oculaire. Cette pression demeure au contraire, et se conserve longtemps après la mort à une hauteur de 8 à 12 millimètres dans l'œil du lapin. Observons en la marche au scléromètre sur le lapin tué d'un coup sur la nuque.
”
Source : Gallica

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