Résumé

Bibliothèque nationale La médecine médiévale à travers les manuscrits de la Bibliothèque nationale… (1982)

La maladie a ses propres lois, fait partie de la nature et tend d'elle-même à la guérison, d'où l'importance de la notion de « crise » qui règle l'intervention du médecin. Mais Galien, moins abstentionniste qu'Hippocrate, introduit la notion de lutte active contre la souffrance et la maladie. Ceci donnera à la médecine du Moyen Age, contrairement à ce que l'on croit trop souvent, un aspect thérapeutique très actif. Si la maladie est signe de Dieu, elle n'en est pas moins un mal et comme le péché, maladie de l'âme, elle doit être activement combattue.
Source : Gallica

Bibliothèque nationale La médecine médiévale à travers les manuscrits de la Bibliothèque nationale… (1982)

Le savoir médical
Nous l'évoquerons brièvement sous deux aspects :
– d'une part sa constitution et d'autre part son contenu. Mais avant d'aller plus avant, nous voudrions préciser que la médecine médiévale n'est pas comme la nôtre une discipline autonome, relativement indépendante d'un contexte culturel donné et ayant sur le plan de la pensée un cheminement spécifique. La médecine, au Moyen Age est une partie de la Physica qui est la science du monde. Visant à une explication globale de l'homme, la médecine est étroitement dépendante de la philosophie et de la religion.
Source : Gallica

Bibliothèque nationale La médecine médiévale à travers les manuscrits de la Bibliothèque nationale… (1982)

Mais si « bien » mourir et s'assurer la vie éternelle fait partie des préoccupations majeures de l'homme du Moyen Age, il n'en reste pas moins que tous les moyens sont bons pour ne plus souffrir et guérir, et la foi relaye, comme encore de nos jours, la médecine quand celle-ci se révèle impuissante. Mais si Dieu répond parfois, la souffrance, la maladie et la mort restent les périls perpétuels de l'humanité médiévale.
Source : Gallica

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