Bibliothèque nationale

Résumé

Bibliothèque nationale À la cour du Grand Moghol : [exposition… (1986)

Si la peinture moghole a su assumer avec bonheur le double héritage de la peinture persane classique et de la peinture indienne, elle a, très tôt, profité d'un troisième apport. C'est dès le règne d'Akbar que la peinture moghole commença à s'inspirer d'oeuvres venues d'Europe. Sans doute faut-il y voir avant tout l'effet déterminant des goûts de l'empereur lui-même, fasciné par le réalisme et la valeur documentaire de l'art européen de la Renaissance, mais aussi celui de l'intérêt très vif manifesté par des artistes de grand talent pour des nouvelles techniques de dessin.
Source : Gallica

Bibliothèque nationale À la cour du Grand Moghol : [exposition… (1986)

L'art du portrait demeure indéniablement l'expression par excellence du génie pictural moghol, de même que le XVIIe siècle constitue l'âge d'or de la peinture moghole. L'empereur Akbar, qui avait le sens et le goût de l'histoire, initia durant les dernières années de son règne la vogue du
portrait "psychologique", qui restitue avec une exigente fidélité et un réalisme hallucinant les traits des grands dignitaires et des nobles de l'empire et, dans le même temps, cerne et révèle les tendances nobles ou viles de leurs personnalités.
Source : Gallica

Bibliothèque nationale À la cour du Grand Moghol : [exposition… (1986)

Le visage d'Akbar est traité avec un extrême souci de vérité et l'artiste n'a omis ni les rides aux coins des yeux ni les plis sur le cou de l'empereur vieillissant. Pourtant, une impression de raideur et de sécheresse se dégage de ce portrait, effigie maintes fois reproduite à partir de modèles ou de poncifs, et dans laquelle on ne saurait déceler l'intense expressivité des splendides portraits exécutés durant le règne de l'empereur Djahanguir.
Source : Gallica

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