Résumé

Camille Heurtier Les intérêts français et le régime économique (1869)

Ce régime comporte, en même temps, la plus grande somme de liberté compatible avec l'ordre, l'initiative particulière sans aucune espèce d'entraves, et surtout le renoncement absolu du Gouvernement à s'ingérer, de quelque façon que ce soit, dans les entreprises privées. —La tutelle administrative énerve à l'excès ; elle ne saurait créer qu'une nation d'enfants. Si l'on veut avoir des hommes il faut couper les lisières, et apprendre aux citoyens que si l'État leur doit la sécurité, c'est à eux seuls de produire la force.
Source : Gallica

Camille Heurtier Les intérêts français et le régime économique (1869)

Il n'y a pas d'idée plus fausse et moins digne à la fois du rôle que le budget doit jouer dans l'État. Mais, au fond, cette manière d'envisager la question est, pour les gouvernants, de beaucoup plus commode. C'est qu'en effet il est facile, sur des excédants de recettes, de faire approuver certaines dépenses, plus ou moins utiles mais non indispensables, tandis qu'il serait impossible d'établir une dépense de même nature à laquelle devrait correspondre une aggravation d'impôts. La pente est si glissante et l'occasion est si belle, quand il s'agit de fonds disponibles
Source : Gallica

Camille Heurtier Les intérêts français et le régime économique (1869)

Après un mouvement de fièvre, la production se développe outre mesure, les marchés s'encombrent et la stagnation s'ensuit, jusqu'au moment où des besoins nouveaux réaccélèrent le mouvement qui se ralentira encore pour reprendre plus tard ; et ainsi de suite, à des intervalles inégaux, suivant les événements qui agitent le monde.
La cherté de la vie est de bien autre importance. C'est le phénomène actuel qu'il importe le plus d'étudier et de suivre, parce qu'il contient le problème qui va se poser le plus vite, sans laisser beaucoup de temps pour le résoudre.
Source : Gallica

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