Résumé

Colonel Daru Aux petits-fils du général Davout… (1913)

Or la nourriture n'influe pas seulement sur la vigueur, sur la santé, sur l'entrain de l'homme, mais aussi sur son moral, sur sa discipline, sur sa bravoure même. Le dévouement de la troupe à ses chefs est le prix de leur sollicitude et elle les paie toujours largement, en reconnaissance, des soins qu'ils prennent d'elle. Aussi le Colonel Davout pouvait-il compter sur son Régiment. La flamme qu'il avait lui-même dans le cœur avait passé au cœur de ses soldats ; entre lui et eux, sa bonté, sa
simplicité naturelles avaient établi un courant d'affection et de confiance.
Source : Gallica

Colonel Daru Aux petits-fils du général Davout… (1913)

Ainsi, il a raconté que, pendant la campagne de 1859 en Lombardie, se trouvant, comme Capitaine, avec sa compagnie de Turcos, en soutien d'une artillerie isolée, il vit tout à coup les grands blés, qui couvraient au loin la plaine, s'agiter et se hérisser de baïonnettes. Une grosse attaque sur les batteries qu'il gardait semblait imminente. Les meilleures troupes se laissent souvent impressionner par le danger, quand elles le voient mal.
Source : Gallica

Colonel Daru Aux petits-fils du général Davout… (1913)

On communique du château avec les dépendances du bas par un escalier souterrain ; ce qui est très utile pour nous porter d'un endroit à l'autre sans être vus.
Aussitôt que la machine blindée (on doit dire wagon blindé portant du canon et remorqué par une locomotive) eut dépassé le pont et se fut portée en avant pour canonner nos derrières, notre Colonel nous fait vivement prendre des pioches, des pelles, des masses, et nous crie : « En avant, mes enfants; la machine est à nous ! Nous allons lui couper la voie ; elle ne pourra pas rentrer dans Paris. »
Source : Gallica

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