Résumé

Distillerie de la liqueur bénédictine de l'abbaye de Fécamp… (1888)

Le monastère de Fécamp voit se coudoyer, à travers dix siècles, des ducs, des rois et des empereurs.
Tout y est richesse et puissance. L'ordre de St-Benoît
y a ses chefs, qui étendent au loin leur influence considérable. Des princes briguent l'honneur de s'asseoir sur le trône abbatial. L'abbaye ouvre ses portes à des personnages de haut savoir qui, à eux seuls, sont l'âme d'une société et dont les écrits, survivant aux âges, nous montrent leur époque encore toute palpitante, la ressuscitent à nos regards.
Source : Gallica

Distillerie de la liqueur bénédictine de l'abbaye de Fécamp… (1888)

Les schismes, à cette époque, ébranlèrent violemment la société monastique. Les assauts répétés du protestantisme eurent vite lézardé le prestige des moines, et ceux d'entre eux que cette vie fiévreuse parvint à lasser prirent le sage parti de se détacher des luttes politiques pour se livrer tout à la science.
Quand le règne de Henri IV eut ramené l'apaisement dans le pays, l'Abbaye de Fécamp se retrouva puissante et, sous Louis XIII, son affiliation à la congrégation de Saint-Maur lui valut de bénéficier
encore de la haute renommée dont jouissait ce nouvel ordre.
Source : Gallica

Distillerie de la liqueur bénédictine de l'abbaye de Fécamp… (1888)

COUPE TRANSVERSALE DU JUBÉ.
Le monastère de Fécamp n'a pas survécu au tourbillon de 89.
La vieille Abbaye est restée seulement l'Eglise de la Sainte-Trinité. L'enceinte de murailles qui autrefois l'entourait (V. Fig. I) n'a plus laissé que des tronçons branlants dont chaque année emporte une pierre.
L'ignorance a marié au gothique pur de l'édifice bénédictin une architecture bâtarde, aux allures grecques compassées de romain.
Source : Gallica

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