Résumé

Démètre Mathieu Contribution à l'étude des fibromes naso-pharyngiens (1903)

Notre observation nous prouve que les polypes naso-pharyngiens peuvent présenter un développement anormal. Dans notre cas, la tumeur n’occupe ni les fosses nasales, ni le pharynx; elle s’est développée excentriquement. Les deux voies les plus pratiques ont été délaissées.
Née dans le pharynx nasal au point d’implantation classique des fibromes naso-pharygiens, la tumeur s’est développée dans deux directions: l’une supérieure, l’autre latérale.
Le prolongement supérieur a pénétré dans le crâne après avoir détruit l’apophyse basilaire et le corps du sphénoïde.
Source : Gallica

Démètre Mathieu Contribution à l'étude des fibromes naso-pharyngiens (1903)

La mobilité d’une tumeur fibreuse naso-pharyn-gienne est en général très restreinte, son volume au contraire peut acquérir des proportions extraordinaires.
Au début le polype affecte la forme d’une masse globuleuse appendue à un pédicule court et épais, ou même sessile. En augmentant de volume, il ne tarde pas à se diviser en plusieurs lobes et à pousser des prolongements plus ou moins nombreux qui se dirigent le plus souvent du côté des points qui leur offrent le moins de résistance.
Source : Gallica

Démètre Mathieu Contribution à l'étude des fibromes naso-pharyngiens (1903)

A mesure que la tumeur augmente de volume, la respiration par le nez devient de plus en plus difficile. L’écoulement nasal ne tarde pas à devenir muco-purulent et même fétide ; les épistaxis redoublent de fréquence et d’intensité ; parfois elles prennent des proportions assez considérables pour mettre la vie du malade en péril. La déglutition est gênée, les liquides ingérés ont tendance à refluer vers les fosses nasales. Lorsque la tumeur vient toucher le voile du palais, elle détermine des nausées.
Source : Gallica

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