Résumé

Edouard Favre L'internement en Suisse des prisonniers de guerre malades ou blessés… (1917-1919)

Le travail est une nécessité pour les internés, c'est la seule manière de réparer les ravages qu'ont exercés, sur leur organisme et sur leur esprit, la maladie, les blessures et une longue captivité ; c'est la seule manière de reconstituer leur personnalité et leur corps, de les protéger contre le « cafard ». La Suisse — c'est ainsi qu'elle comprend sa tâche — doit fournir aux internés les moyens de ne pas s'abandonner à l'oisiveté et aux tentations trop nombreuses qu'ils rencontrent chez nous
Source : Gallica

Edouard Favre L'internement en Suisse des prisonniers de guerre malades ou blessés… (1917-1919)

Il faut prendre des mesures sévères contre l'alcool ; sinon ce grand destructeur de l'organisme et de la volonté empêchera les internés de retrouver, chez
nous, santé et forces morales, ou les fera perdre à ceux qui les ont retrouvées momentanément, et ainsi la belle et grande oeuvre de l'internement — celui-ci fût-il une merveille d'organisation — sera vaine. Nous rendrons aux puissances des hommes que nous n'aurons pas su empêcher de boire ou qui auront appris chez nous à boire ; la beauté du rôle humanitaire international que la Suisse aura voulu jouer en sera singulièrement ternie.
Source : Gallica

Edouard Favre L'internement en Suisse des prisonniers de guerre malades ou blessés… (1917-1919)

Un pays qui veut exercer l'hospitalisation doit tout d'abord se rendre un compte exact de ses ressources au point de vue de l'hébergement, de l'alimentation des internés, des soins à leur donner, du travail à leur fournir. La Suisse est bien placée pour hospitaliser, étant donné le grand nombre de ses hôtels et de ses sanatoria. En revanche, l'exiguité du pays est un inconvénient ; les ressources en vivres sont restreintes ; pourtant, jusqu'à présent, elles ont suffi. Le nombre relativement élevé de médecins et d'hôpitaux facilite la tâche.
Source : Gallica

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