Médecin d'armée

Définition et enjeux

Léon Le Fort,  Le Service de santé dans les nouvelles armées européennes…

“ Il est à peu près inutile d’ajouter que, dans l’hypothèse de cette organisation, le nombre des médecins attachés aux régimens devrait être augmenté d’une partie du personnel médical aujourd’hui exclusivement attaché au service des hôpitaux.
Dans la pratique civile aussi bien que dans l’armée, dans les hôpitaux comme dans les ambulances, en paix comme en guerre, le médecin ne peut que diriger le traitement des malades ; il n’intervient matériellement que lorsqu’il s’agit d’une opération ou d’un pansement délicat et difficile.
”
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Ed. Laboulaye,  De la Médecine militaire en France et aux États-Unis

“ Celui qui dirige les ambulances et relève les blessés, celui qui décide du choix et de l’emplacement de l’hôpital, celui qui règle la nourriture et les médicamens, celui enfin qui décide en dernier ressort de l’hygiène de l’armée, ce n’est pas le médecin, qui a fait de cette science l’étude de toute sa vie, c’est l’intendant, qui n’y connaît rien. Ainsi le veut l’harmonie du système ; tout ce qui n’est pas commandement appartient à l’administration. ”
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Jean Le Fort,  Revue des Deux Mondes

“ La subordination de la chirurgie militaire à une autre autorité que celle des médecins en chef, ainsi que l’existence de services parallèles ne relevant pas des médecins militaires en chef, sont incompatibles avec une bonne organisation des services médicaux et avec la protection que l’état doit aux soldats malades et blessés. Par conséquent, la direction du service médical militaire doit, comme cela existe dans presque toutes les armées modernes, appartenir exclusivement au médecin en chef de l’armée sous la haute autorité du commandement. ”
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