Emil Alphons Rheinhardt

Emil Alphons Rheinhardt

Résumé

Portrait de Emil Alphons Rheinhardt Emil Alphons Rheinhardt L'impératrice Joséphine (6, 6e édition… (1935)

Joséphine était à l'âge que l'on appela pendant un certain temps l'âge dangereux, lorsque la femme, à l'automne de ses sens, dans sa lutte mortelle, veut encore imiter si douloureusement le printemps sauvage et perfide, que seule parfois la folie peut lui venir en aide. Mais ce qui était encore capable d'amour chez Joséphine s'était cramponné à cette dernière forme d'avidité de vivre, qu'elle appelait son amour pour Napoléon, et à laquelle la peur de perdre « ce dernier amour » et sa puissance dans le monde donnait de l'intensité.
Source : Gallica

Portrait de Emil Alphons Rheinhardt Emil Alphons Rheinhardt L'impératrice Joséphine (6, 6e édition… (1935)

En apprenant la mort d'Alexandre, Joséphine perdit tout espoir. Lorsque cessaient ses accès d'angoisse et de désespoir, elle gisait, écroulée, comme saignée par l'épuisement. Joséphine se considérait comme perdue: c'était la fin du monde, et toute la vie de la terre frémissait en elle par sa crainte mortelle de l'inévitable chute du couperet. Auparavant elle avait toujours cru avec ferveur à toute nouvelle réconfortante. Mais lorsque le bruit de ce qui s'était passé pénétra enfin dans la prison, on dut secouer longtemps Joséphine pour lui faire comprendre combien cela la touchait.
Source : Gallica

Portrait de Emil Alphons Rheinhardt Emil Alphons Rheinhardt L'impératrice Joséphine (6, 6e édition… (1935)

Le sang de ces masses de prêtres et d'aristocrates massacrés en septembre (le protecteur d'Alexandre, de La Rochefoucauld, et beaucoup d'amis de Joséphine avaient disparu dans ces hécatombes) avait une odeur vraiment terrible et présageait de nouvelles exécutions : exécution non parce qu'on était un ennemi, mais simplement parce qu'on était ce qu'on était. Mon Dieu! on ne pouvait pourtant pas changer! Partout où l'on allait, on ne parlait que de morts, de personnes arrêtées et une angoisse glaciale vous serrait le cœur. De cette terreur naquirent de la pitié et de l'entr'aide.
Source : Gallica

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