Emmanuel de Croÿ-Solre

Emmanuel de Croÿ-Solre

Résumé

Portrait de Emmanuel de Croÿ-Solre Emmanuel de Croÿ-Solre Journal inédit du duc de Croÿ… (1906-1921)

Il est vrai qu'à la longue et au bout de vingt ou trente ans, tout le monde est mort; il est peut-être plus utile à l'économie du royaume, mais ce royaume-ci va toujours au jour la journée, et, en quelques années, il vient tant de changements et de circonstances, qu'on perd d'un côté ce qu'on gagne de l'autre. De tout cela, je vis le plan de M. de Saint-Germain calculé trop haut, comme je lui avais dit, et comme il ne le sentait que trop. Il était même impossible, à moins d'une refonte si dure que ç'eût été écraser tout le monde, une immensité ne vivant que sur le Roi.
Source : Gallica

Portrait de Emmanuel de Croÿ-Solre Emmanuel de Croÿ-Solre Journal inédit du duc de Croÿ… (1906-1921)

La ville ne s'occupait que des projets de réformes absolues de M. de Saint-Germain, et c'était un déchaînement général contre les doubles emplois et un désir d'économie répandu dans tous les esprits, de sorte qu'au lieu de s'occuper de la grandeur de la Nation, comme on faisait anciennement, quand on aimait la splendeur de la Maison du Roi et des beaux édifices qu'avait faits Louis XIV, on ne voulait, alors, que des réformes sordides de tous les genres, et rien n'arrêtait, ni les anciens services éclatants des corps de la Maison du Roi, ni les beaux édifices comme les Invalides, etc.
Source : Gallica

Portrait de Emmanuel de Croÿ-Solre Emmanuel de Croÿ-Solre Journal inédit du duc de Croÿ… (1906-1921)

L'archevêque de Reims, successeur de Saint-Remi, assisté des évêques de Soissons et d'Amiens, et, pour cette fois, du coadjuteur, sont assis vis-à-vis le Roi, tournant le dos à l'autel, et leurs grandes mîtres, ainsi que leurs superbesornements-d'or éclatant, de même que tous les assistants qui les entourent, et la ligne des cardinaux et prélats qui sont tout du long, du côté de l'épître, se montrent là avec le plus grand éclat des pompes de l'Église.
Le Roi est seul, sur un fauteuil à bras, sous le grand dais élevé au milieu du sanctuaire. Chacun est à sa place en silence.
Source : Gallica

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