Eugène Briffault

Résumé

Eugène Briffault,  Paris dans l'eau (1844)

“ Le Parisien, non pas cet être métis qui vient de tous les coins de la France peupler la grande ville, le Parisien pur sang a pour son fleuve toutes les prédilections et tous les goûts qu'on voit se manifester chez les habitants de notre triple littoral. Le premier plaisir que goûte l'enfant de la Seine, c'est celui de s'essayer à nager. Paris compte des nageurs supérieurs en force aux plus habiles nageurs des ports les plus fameux ; ce sont tous des enfants du peuple ; tous se sont formés euxmêmes et sans autres maîtres que leur intrépidité et la nature. ”
Source : Gallica

Eugène Briffault,  Paris dans l'eau (1844)

“ La natation est féconde en jouissances variées; la brasse, qui est le fondement et le principe de tous les mouvements, pourrait paraître monotone si d'autres manières de nager ne venaient faire diversion. Le nageur éprouve dans l'eau un bien-être si vif et si réel, que les natures les plus froides, partout ailleurs, s'y animent ; les gens les plus calmes et les plus paisibles y deviennent pétulants et folâtres. L'homme se joue dans l'eau, ses ébats comme ceux des poissons dont parle le fabuliste y font mille tours ”
Source : Gallica

Eugène Briffault,  Paris dans l'eau (1844)

“ Pour le plaisir, c'est une source inépuisable et toujours nouvelle d'amusements et de distractions ; pour la santé, c'est, de l'avis de tous, l'exercice corporel le plus bienfaisant; c'est une précaution utile dans toutes les habitudes de la vie, et comme moyen d'action et comme défense contre le péril; une dernière considération, plus puissante que toutes les autres, recommande la natation : le nageur a plus d'une fois sauvé son semblable près de périr. ”
Source : Gallica

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