Résumé

Eugène Lebon Études historiques, morales et statistiques sur l'horlogerie en Franche-Comté (1860)

On est tout d'abord frappé de la hauteur de vues du comité de salut public; s'il crée une fabrique nationale, si les agents qui doivent la diriger sont investis du pouvoir des fonctionnaires publics, c'est qu'il veut défendre par la terreur de la répression, contre toute attaque, une œuvre qu'il protège ; mais il laisse en même temps à l'industrie privée tout son essor. Il ne fait de l'Etat ni un fabricant, ni un associé, mais un simple prêteur sans intérêt, qui ne bénéficie pas sur la fabrication et qui ne spécule que sur l'avenir et la prospérité qu'un tel établissement promet à la France.
Source : Gallica

Eugène Lebon Études historiques, morales et statistiques sur l'horlogerie en Franche-Comté (1860)

Sans instruction, en effet, la liberté devient un danger pour la société comme pour les particuliers; et, loin de seconder le développement
général de l'industrie, elle le paralyse; elle conduit le spéculateur ignorant à la faillite, l'ouvrier inhabile à la misère, et trop souvent l'un et l'autre à l'oubli de leurs devoirs.
Ces réflexions, faites par tous les économistes politiques, s'appliquent d'une manière spéciale à l'horlogerie; car, dans cette profession plus que dans aucune autre, se rencontrent des éléments qui ne peuvent être vivifiés que par le savoir et l'éducation.
Source : Gallica

Eugène Lebon Études historiques, morales et statistiques sur l'horlogerie en Franche-Comté (1860)

L'horlogerie est la manufacture qui fait le plus de travail avec le moins de bras ; c'est celle où la main-d'œuvre donne le plus de valeur à la matière première, car la matière ne vaut pas, dans une montre d'argent le huitième, et dans une montre d'or le tiers de son prix. L'horlogerie distribue ses bénéfices en une multitude de ramifications
Source : Gallica

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