Résumé

Portrait de Eugène Sue Eugène Sue Deleytar : Arabian Godolphin, Kardiki (1846)

Figurez-vous la vie qu'ils mènent : dès que je sors, le muet, qui a passé la nuit dans mon hangar avec le cheval, sort aussitôt pour aller mendier son pain ; mais quand je rentre, je suis bien sûr de trouver le moricaud et le chat qui attendent le cheval. Si je ne veux pas qu'on dételle ni qu'on touche la rosse, le muet reste là quelquefois deux ou trois heures, accroupi sur ses talons comme un singe, à couver le cheval des yeux, et puis il s'endort dans cette position-là.
Source : Gallica

Portrait de Eugène Sue Eugène Sue Deleytar : Arabian Godolphin, Kardiki (1846)

Or, il n'en serait pas ainsi si l'on savait que, pour sortir victorieux de l'épreuve d'une course fournie dans de certaines conditions données, il faut qu'un cheval réunisse l'excellence et presque l'idéal de toutes les qualités possibles et désirables en lui; c'est-à-dire la force, l'énergie, la vitesse, la docilité, le fond, la patience et la beauté; non pas exclusivement la beauté de forme élégante et coquette, mais toujours une beauté mâle et utile, telle qu'une poitrine profonde, une encolure légère, des membres irréprochables, etc.
Source : Gallica

Portrait de Eugène Sue Eugène Sue Deleytar : Arabian Godolphin, Kardiki (1846)

Aux yeux du vulgaire, une seule, une imperceptible tache déparait, annihilait même toutes ces rares perfections : c'était un petit bouquet de poils blancs que Seham portait à chaque genou depuis qu'il s'était couronné sur le pavé de la rue Dauphine.
En vain Agba avait voulu teindre en noir ces marques infamantes ; le quaker s'y était formellement opposé, regardant cette dissimulation comme une sorte de mensonge.
Source : Gallica

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