Résumé

Fritz Du Bois Henry Becque, l'homme, le critique… (1888)

C'est avoir vu la vie dans les journaux, dans les livres, c'est avoir épuisé, en quelques années, avec les facilités de vivre et les raffinements de civilisation de cette fin de siècle, le maigre héritage de force corporelle, de curiosité de l'esprit, d'énergie morale, que nous ont légué des générations déjà sceptiques et découragées.... C'est être arrivé à vingt et quelques années, au même point qu'un homme d'âge mûr pour qui l'amour, dégagé de son voile d'idéal, se réduit à un besoin des sens, à un sentiment égoïste
Source : Gallica

Fritz Du Bois Henry Becque, l'homme, le critique… (1888)

Par son aptitude à s'abstraire des routines de son époque, par son indépendance, un pareil critique commence le lent travail de sélection que font les âges et pendant lequel les œuvres d'une réelle valeur atteignent leur vraie place et les œuvres médiocres descendent lentement dans l'oubli. « Celui qui n'a égard en écrivant qu'au goût de son siècle, songe à sa personne plus qu'à ses écrits, dit La Bruyère; il faut toujours tendre à la perfection et alors cette justice qui nous est refusée par nos contemporains, la postérité sait nous la rendre. »
Source : Gallica

Fritz Du Bois Henry Becque, l'homme, le critique… (1888)

Le philanthrope souffre d'un désaccord entre le rêve humanitaire qui avait germé dans son cerveau et les réalités immuables de la société. Ce même aboutissement négatif de deux efforts différents enveloppe tout un pessimisme, pessimisme de l'homme qui a pensé et qui a agi, sans qu'il en résultât aucune satisfaction pour son besoin de croire — ou pour son
besoin d'aimer la vie, en aimant les hommes. Il n'y a pas loin de ce résultat à l'amer dégoût de la vérité — et à cette misanthropie qui est. au fond de la littérature pessimiste, influente aujourd'hui.
Source : Gallica

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