Fustel de Coulanges,
Étude historique sur l’organisation de la justice dans l’antiquité et les temps modernes
“ Le droit divin, qui, au XIe siècle, était absolument inconnu en politique, n’apparaissait pas davantage dans l’ordre judiciaire. La justice en ce temps-là n’était pas même considérée comme une institution publique. On ne voyait en elle qu’une des manifestations de l’autorité seigneuriale. Attachée à chaque fief, elle faisait partie des devoirs et des droits, des charges et des profits de chaque seigneur. Le principe universellement admis était celui-ci : tout homme qui a terre a aussi, dans l’étendue de sa terre, la fonction de vider les procès et de punir les crimes. ”
