Résumé

Félix Fraiche Guide pratique de l'ostréiculteur et procédés d'élevage et de multiplication des races marines… (1865)

Le nombre des embryons résultant de la ponte d'une seule huître mère ne saurait s'estimer à moins de un ou deux millions, et l'imagination s'effraye à l'idée du nombre incommensurable de jeunes mollusques auxquels donnerait naissance la ponte annuelle d'un seul banc d'huîtres, si cette poussière vivante, qui à un moment donné se répand dans les flots, trouvait pour chacun des petits êtres qui la forment un support et un abri sûr, qui lui permissent de se développer et d'échapper aux causes innombrables de destruction auxquelles les lois mêmes de la nature et l'incurie humaine les exposent.
Source : Gallica

Félix Fraiche Guide pratique de l'ostréiculteur et procédés d'élevage et de multiplication des races marines… (1865)

Dans cette eau stagnante, chargée de principes organiques, à l'abri de toute agitation, les huîtres grandissent et grossissent rapidement, elles s'engraissent, et perdent la saveur amère et la consistance un peu coriace de l'huître naturelle.
Aussi est-il fort à regretter que la diminution progressive de ce coquillage ne permette aux pêcheurs que de faire faire un trop court séjour dans les parcs aux produits de leur pêche ; le comestible y perd en qualité, en même temps que son prix sans
cesse croissant en fait un aliment de luxe réservé aux tables des riches.
Source : Gallica

Félix Fraiche Guide pratique de l'ostréiculteur et procédés d'élevage et de multiplication des races marines… (1865)

Sur les côtes de France, à peu près partout, on pêche la moule pendant toute l'année, les grandes chaleurs et le temps du frai exceptés. Des femmes et des enfants, armés d'un mauvais couteau pour tout instrument, y suffisent fort bien, ils vont les recueillir sur les rochers qui découvrent à la marée basse, ou dans la vase de la plage; mais ces moules sont petites, coriaces et amères, tandis que celles qui se sont développées dans les endroits calmes et abrités, dont le fond est vaseux, sans que pourtant la vase les recouvre, atteignent une grande taille et ont une saveur délicate.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature