Résumé

Various L'Illustration, No. 1599, 18 Octobre 1873

Le gaucho prend le parti de mettre pied à terre. Il attache à un arbre son cheval et celui de son compagnon, mais il ne dit pas un mot au cavalier en manteau, toujours immobile sur sa selle, toujours taciturne, et quand il a allumé le feu sur lequel il fait griller quelques bandes de chargui pour son repas de midi, il ne l'invite même pas à partager son déjeuner. Il n'essaye pas de causer avec lui, il le laisse sur sa monture, toujours plongé dans le plus profond des sommeils.
Source : Gutenberg

Various L'Illustration, No. 1599, 18 Octobre 1873

Au repos, l'aspect du général Pourcet est toujours charmant; mais quand son esprit est tendu et qu'il darde les yeux sur le maréchal Bazaine afin de saisir au passage ses impressions en même temps qu'il écoute ses paroles, ses traits prennent une sévérité, une dureté qui ne nous rassurent que médiocrement sur l'attitude du ministère public, qui ne s'est encore manifesté que par quelques monosyllabes, de même du reste que la défense.
Source : Gutenberg

Various L'Illustration, No. 1599, 18 Octobre 1873

Ce temps d'arrêt n'a pas éveillé son cavalier. Les paroles du gaucho ne sont qu'un monologue prononcé sur un ton lugubre contrastant étrangement avec l'air naturellement gai et épanoui du personnage. Son visage, tout bronzé qu'il est, semble plutôt fait pour la bonne humeur que pour les noires pensées.
«Que faire? continue-t-il en se parlant encore à lui-même. Je vais d'abord, car c'est le plus pressé, me débarrasser de ce poncho qui m'étouffe. Il fait chaud sous ce soleil comme dans une fournaise.»
Il fit passer son manteau par-dessus sa tête et l'étendit en travers sur le pommeau de sa selle
Source : Gutenberg

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