G. Morris

Résumé

G. Morris Soucoupes violentes (1980)

Je jetai un coup d'œil à Monika, par-dessus mon épaule. Reculai de deux-trois mètres. Redémarrai vers l'emplacement de la « porte » comme si elle était déjà là, comme si j'étais sûr de passer, mentalement concentré sur ce désir de passer...
Et la porte, l'ouverture, se rematérialisa devant
moi. Je jetai un nouveau coup d'oeil à ma compagne. Triomphant, celui-là. Apparemment, j'avais trouvé le bon sésame...
Je me glissai, derechef, dans le couloir tortueux, curviligne. M'y déplaçai sur les genoux, la tête courbée, en percutant les parois, de part et d'autre, à menus intervalles.
Source : Gallica

G. Morris Soucoupes violentes (1980)

Monika ne demandât jamais rien, je voulais pouvoir lui offrir, un jour, tout ce que peut désirer une femme jeune et belle. Entre ce travail constant, régulier, à quoi je m'astreignais pour la première fois de ma vie, et cet amour absolu qui m'éblouissait de ses fastes, je m'occupais assez peu du monde extérieur. Encore moins, peut-être, que je ne l'avais fait auparavant. Le chef Mauconduit me le reprochait, de loin en loin, et l'Arsène se tenait à l'écart, effrayé, semblait-il, par tant de féminité rayonnante, et je ne revoyais plus Lombard et Lionel et toute la bande.
Source : Gallica

G. Morris Soucoupes violentes (1980)

L'Arsène m'accueillit chez lui où l'on but, tranquillement, une chopine de sa piquette personnelle. Même à l'altitude de la Jouvenette, c'est-à-dire à plus de mille mètres, on trouve encore de la vigne. Le rosé d'Arsène avait un goût curieux, comme de silex surchauffé par le soleil, mais pas désagréable, loin de là. Surtout frais sorti de la cave.
De fil en aiguille, je lui racontai tout, même ce que j'avais caché aux gendarmes. Il fut très sensible, de nouveau, à la preuve de confiance. Voulut écouter, une fois de plus, l'enregistrement de la panique des moutons.
Source : Gallica

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