Résumé

Georges Coqueret Procès-verbal de la séance de rentrée… (1867)

TRONCHET.
MONSIEUR LE BATONNIER, MESSIEURS, MES CHERS CONFRÈRES,
Nulle source plus féconde d'enseignements que la vie de ces hommes qui, dans tous les temps, ont, par leurs vertus ou par leur science, illustré notre ordre. Plusieurs, nés dans une condition modeste, ont su, par leur génie, - s'élever au premier rang; admirable exemple du noble prestige exercé par l'intelligence. Un plus grand nombre, moins heureusement doués, sont arrivés, par la seule persévérance de leur travail, à tenir un rang égal à celui de leurs rivaux plus favorisés.
Source : Gallica

Georges Coqueret Procès-verbal de la séance de rentrée… (1867)

Cet hommage, le plus complet et le plus désintéressé qu'il ait pu recevoir, établit entre Tronchet et d'autres membres du barreau, au premier rang desquels on doit faire figurer Gerbier, une intimité que jamais aucune mesquine rivalité ne vint troubler. Défiant en effet l'envie
par la modestie de ses habitudes et par la douceur de son caractère, lui-même se montra toujours inaccessible à ce sentiment, triste mais ordinaire apanage des âmes étroites ou des talents bornés.
Source : Gallica

Georges Coqueret Procès-verbal de la séance de rentrée… (1867)

Tronchet reconnut et proclama ces avantages et dans cette mesure recommanda l'établissement du jury. —
En matière civile, au contraire, le jury lui parut tout à fait impossible; dans les procès civils, en effet, le fait et le droit sont le plus ordinairement confondus. Il serait téméraire de vouloir les séparer; ils se dominent et se commandent mutuellement. L'impartialité du juge n'est plus, dès lors, une garantie toujours suffisante; la science et l'expérience du droit ne sont pas moins nécessaires.
Source : Gallica

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