Résumé

Albert Clément Procès-verbal de la séance de rentrée… (1865)

D'une part Mounier, Lally-Tollendal proposaient la Constitution, anglaise : deux chambres avec la sanction royale; d'autre part Sieyès avec un système radical : la nation veut, le roi exécute; pas de veto, une seule Chambre. A qui faut-il confier le pouvoir modérateur d'une Assemblée qui a le droit d'initiative? A une Chambre haute? Mais après une révolution faite principalement contre l'aristocratie, on le juge impossible, soit en théorie, soit en considération de l'état des esprits. Il faut donc donner le veto au roi: doit-il être absolu ? Oui, s'écriait Mirabeau.
Source : Gallica

Albert Clément Procès-verbal de la séance de rentrée… (1865)

Mais en présence du peuple soulevé, menaçant, qui ne sait pas ce que, c'est que le veto, mais pour lequel
le veto c'est la tyrannie, il faut encore écarter le veto absolu, et se rattacher à une solution qui sauve le principe de la sanction royale, sans en altérer sensiblement les effets : c'était le veto suspensif pendant deux législatures, « temps nécessaire, disait Thouret, pour faire échouer un « premier mouvement, et pour donner le temps à l'opinion « publique de s'éclairer. »
Source : Gallica

Albert Clément Procès-verbal de la séance de rentrée… (1865)

La résistance des Parlements était générale ; à Rouen elle fut très-vive et soutenue par la population. Cependant les vrais motifs des refus intéressés du Parlement d'enregistrer les édits, n'échappaient pas aux esprits éclairés, et sans se séparer ouvertement de son Ordre qui, en 1788, fut entièrement dévoué au Parlement, Thouret applaudissait en secret aux mesures proposées par Brienne, et surtout aux plans de réorganisation judiciaire de Lamoignon, qui bien qu'insuffisants était un pas fait dans la voie de réformes qu'il appelait de tous ses vœux.
Source : Gallica

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