Georges Lachaud

Résumé

Georges Lachaud Histoire d'un manifeste (1883)

Mais les hommes d'action ont seuls de ces hautes inspirations. Seul M. Benoit s'émut et seul aussi il comprit son omnipotence ; seul il lança un mandat d'arrêt.
Quel rêve, devenir historique d'un coup ! Sauver la République dont lui seul soupçonnait le péril ; dénoncer l'approche des hordes bonapartistes !
Et, pourtant, si un ami avisé s'était approché discrètement du juge d'instruction, tonitruant et lui avait dit à voix très basse : « Je ne vous conseille pas d'arrêter le prince Napoléon, » quel service ce conseiller n'eût-il pas rendu au sauveur de la paix publique!
Source : Gallica

Georges Lachaud Histoire d'un manifeste (1883)

« Il faut oublier les dissentiments, les attaques, les luttes, les souffrances réciproques, les insultes même, pour affirmer le principe de la souveraineté nationale, en dehors duquel il n'y a que dangers, discorde et nouveaux désastres ! »
En 1883, le Prince écrit : « Je ne représente pas un parti, mais une cause et un principe. Cette cause est celle de tous, bien plus que la mienne.
« Ce principe, c'est le droit qu'a le peuple de nommer son chef. Nier ce droit est un attentat contre la souveraineté nationale. »
Source : Gallica

Georges Lachaud Histoire d'un manifeste (1883)

Au contraire, tant que les républicains au pouvoir commettront des fautes grossières, un grand nombre de démocrates intelligents tourneront les yeux vers cette personnalité du prince Napoléon, si profondément imbue de démocratie.
Populaire ou non, sympathique ou non, le prince Napoléon, à cause de son passé, de ses doctrines, à cause peut-être même des animosités qu'il excite, semble, qu'on nous passe la trivialité de l'expression, un « en cas » pour la démocratie ; aussi, même sans les impérialistes, il est encore quelque chose; sans lui, tant qu'il vivra, les bonapartistes ne seront rien.
Source : Gallica

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