Résumé

Georges Mangeot La famille de Saint-Lambert, 1596-1795 (1913)

Il semble que cet homme, dont les enfants périrent en bas âge sans avoir porté son nom, salue en ses petits-cousins ce qui avait fait la réelle beauté de ses pauvres et fiers aïeux, le dévouement à la famille, à la terre, au souverain, à la religion de la Lorraine. Pour lui, s'il avait, sur l'injonction de son père, acquis dans l'armée l'honneur de vingt-deux ans de service, la croix de Saint-Louis et le brevet de colonel, il avait obéi, selon l'exemple de son oncle, à l'attrayante vocation de la vie littéraire et mondaine.
Source : Gallica

Georges Mangeot La famille de Saint-Lambert, 1596-1795 (1913)

Vive la Ligue! et même parfois « demeuraient oisifs dans leurs maisons », entre les reîtres du roi de Navarre, les compagnies des Ligueurs, les chevau-légers du duc de Lorraine, levant, comme le seigneur de Montaigne, aux bandes errantes et pillardes, le pont-levis de leur château. François d'Anglure, en son marquisat de Coublanc, fidèle à ses origines champenoises, tint assez fermement pour le Roi. De sa femme, Marguerite du Châtelet, il eut deux filles, dont l'une, baptisée à Langres le 31 mai 1592, reçut le prénom de Claude.
Source : Gallica

Georges Mangeot La famille de Saint-Lambert, 1596-1795 (1913)

Le surlendemain de Noël, le curé de cette église, le sieur Le Vasseur, prêtre de l'Oratoire, baptisait le frêle JeanFrançois qui, la veille, avait pour un si long temps ouvert les yeux à la lumière. Mme Becel, marraine de la mère, eut le plaisir d'être marraine du fils, avec, pour compère, M. du Cerf. Pour la première fois, ce jour-là, plein de l'orgueil de se voir un héritier, Charles de Saint-Lambert se donnait du « chevalier » ; jusqu'alors, tout gentilhomme de nom et d'armes qu'il était, il s'était toujours proprement qualifié « écuyer »
Source : Gallica

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