Henry Auguste Brölemann, Souvenirs et portraits (1882)
“ Lyon respira. La bravoure d'Augereau, les nouvelles de glorieux combats livrés par Napoléon, la sotte confiance que l'on accordait à l'impératrice Marie-Louise, l'image du petit roi de Rome que l'on considérait comme un talisman propre à arracher d'heureuses conditions de paix aux entrailles de son grand-père, diminuaient les appréhensions et rendaient du courage. On parlait d'une levée en masse dans les Vosges, on amplifiait les succès de l'empereur, on se rêvait de rechef sur le Rhin ! Comme l'on passe vite de la crainte à l'espérance et de l'espérance à l'orgueil ! ”
