Résumé

J. Marnier Souvenirs de 1832. Mon départ d'Hyères… (1850)

Père, nous défendîmes le terrain pied à pied., comme des gens de cœur. Mais combien cette résistance opiniâtre et glorieuse nous coûta cher!. C'est pendant notre retraite que mon frère périt en commandant les grenadiers qui protégeaient l'extrême arrière-garde.
Oui, père, oui., le capitaine Don Jose Santa-Cruz est mort digne de notre nom (1) .
(1) Nul ne porte aussi loin le mépris de la mort qu'un Espagnol ! Faites vibrer les cordes qui touchent à son honneur, et vous ne le verrez point hésiter un seul instant. La fierté de l'homme s'épanouira dans toute sa plénitude. La mort !
Source : Gallica

J. Marnier Souvenirs de 1832. Mon départ d'Hyères… (1850)

Lorsque le premier corps d'armée, sous les ordres du maréchal duc de Bellune, passa le Tage à Almaraz, je commandais une compagnie de voltigeurs qui en précédait l'avant-garde : j'étais chargé d'éclairer sa marche.
Parmi les habitants de l'autre rive, près desquels je prenais des renseignements sur le pays, un homme de taille et de forme colossales attira mon attention tout particulièrement. Il répondait à mes questions avec une netteté , une précision qui m'étonnèrent. Son costume, qui était celui d'un simple muletier, dessinait le corps le mieux tourné que j'aie vu.
Source : Gallica

J. Marnier Souvenirs de 1832. Mon départ d'Hyères… (1850)

Dieu, qui vous avait destiné à nous conserver l'un pour l'autre, mettait dans nos deux cœurs un rayon d'espérance pour l'avenir.
Mon fils me remit une lettre de vous pour le général comte de Clermont-Tonnerre, aide-de-camp du roi Joseph. M. de Turckheim (1) m'offrit de nous emmener à Madrid avec lui dans un convoi de blessés français, plutôt que de nous laisser joindre aux prisonniers qu'on dirigeait sur cette capitale.
Source : Gallica

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