Résumé

Jacques-Alexandre Salgues De la douleur considérée sous le point de vue de son utilité en médecine… (1823)

Par quel procédé la douleur suspendait-elle les symptômes qui affligeaient les hypocondriaques observés par Cheyne? Nous pensons que dans ces cas ? comme dans tous ceux que l'on pourra observer, la douleur agit en produisant une diversion à l'affection principale ; en attirant à elle les fluides qui engouent le système de la veine porte ; en concentrant ces fluides autour du point dolent, comme le ferait une ventouse, pour me servir d'une heureuse comparaison que fit naguère Prosper Alpin lorsqu'il indiquait le mode d'influence de la douleur sur les systèmes organiques.
Source : Gallica

Jacques-Alexandre Salgues De la douleur considérée sous le point de vue de son utilité en médecine… (1823)

Le phlegmon, l'inflammation la mieux connue comme la plus vulgaire , nous servira d'exemple. Le médecin qui aura bien saisi le caractère de cette maladie, qui par sa nature ne diffère en rien des phlegmasies membraneuses et viscérales, celui qui connaît la dépendance réciproque des divers symptômes qui constituent cette inflammation, se permettra-t-il jamais de diriger ses moyens thérapeutiques contre la douleur seule, sans chercher en même temps à combattre de front les phénomènes qui dépendent plus spécialement de l'action vasculaire, comme la rougeur, la chaleur et la tuméfaction?
Source : Gallica

Jacques-Alexandre Salgues De la douleur considérée sous le point de vue de son utilité en médecine… (1823)

LA douleur étant quelquefois, souvent même une compagne bienveillante de la santé, et pouvant dans quelques circonstances donner une énergie nouvelle ou mieux développée à quelques-unes de nos fonctions, nous pensons qu'elle ne saurait être considérée comme une dépendance exclusive de la pathologie, et que la physiologie a des droits égaux à son étude.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature