Résumé

Portrait de Jean-Antoine Chaptal Jean-Antoine Chaptal Mémoire sur le sucre de betterave…

On verrait au moins ce qu’a pu la science pour la prospérité d’une nation dans un moment de crise, et l’on en retirerait cette vérité consolante, c’est que la France peut se suffire à elle-même pour satisfaire à presque tous ses besoins.
Je me bornerai aujourd’hui à faire connaître comment la France est parvenue à suppléer au sucre du Nouveau-Monde par des produits de son sol ; et si l’Institut agrée ce travail, j’aurai l’honneur de lui soumettre successivement tous les nouveaux procédés de fabrication qui peuvent intéresser l’industrie, le commerce et la nation.
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On ne doit pas regarder l’époque où il convient d’arracher la betterave comme une chose indifférente ; celle que nous déterminons m’a paru la plus favorable pour les environs de Paris, et à une distance de 40 à 50 lieues de la capitale : mais personne n’ignore que, dans l’acte de la végétation, il y a une succession de produits différens qui se forment et se remplacent les uns les autres ; de sorte que l’existence du sucre cristallisable dans la betterave n’a qu’un temps, et c’est ce temps qu’il faut choisir pour l’arracher.
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III. Est-il de l’intérêt de la France de multiplier les fabriques de sucre de betterave ? La France ne peut pas avoir d’autre intérêt que celui de ses habitans ; ainsi tout ce qui augmente la masse du travail, tout ce qui multiplie les productions de la terre et de l’industrie, tout ce qui enrichit l’agriculteur, ne peut que mériter une grande protection de la part de son Gouvernement.
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