Jean Roussel-Despierres, Souvenirs d’un ancien magistrat d’Algérie
“ Entre la négation de cette distinction sur laquelle repose toute morale et la pensée qu’on n’est pas libre de ses actes, qu’on obéit à une force inéluctable, appelée Dieu ou destin, la distance ne paraît point infranchissable. Celui qui se considère comme l’aveugle instrument d’une volonté dirigeant souverainement toutes choses se lient pour absous d’avance, et ne peut avoir pour l’existence d’autrui le même respect que l’homme persuadé de sa propre liberté. Mais la nature humaine n’est point l’esclave des théories abstraites ”
