Résumé

Jean Saint-Lager Le Procès de la nomenclature botanique et zoologique… (1886)

La seule chose importante dans la nomenclature des êtres vivants est la fixité des noms. C'est précisément pour assurer cette fixité que le Congrès de Bologne a décidé, en 1881, que le nom le plus ancien, adopté par Linné ou créé par celui qui, le premier, a décrit une espèce animale ou végétale non connue au temps de Linné, est le seul légitime. De son côté, M. Alph. de Candolle, dans ses Nouvelles Remarques sur la nomenclature botanique, publiées en 1883, soutient énergiquement la nécessité d'assurer la fixité des noms en déclarant inviolable la loi de priorité.
Source : Gallica

Jean Saint-Lager Le Procès de la nomenclature botanique et zoologique… (1886)

Dans le Rapport de la Commission de nomenclature présenté en 1881 à la Société zoologique de France, M. Chaper n'hésite pas
à soutenir que « le plus vulgaire sentiment de probité impose le respect d'un nom de genre ou d'espèce comme celui d'une propriété dont nul ne peut enlever la jouissance, c'est-à-dire l'honneur, à celui qui l'a créé (p. 24) . d'où la nécessité d'affirmer et de pratiquer résolument et rigoureusement la règle en vertu de laquelle le nom d'un genre ou d'une espèce ne peuvent être autres que les premiers sous lesquels ils ont été désignés » (p. 25) .
Source : Gallica

Jean Saint-Lager Le Procès de la nomenclature botanique et zoologique… (1886)

Il n'en est pas de l'épithète spécifique comme du nom générique. Ainsi que l'ont dit avec raison Tournefort et Linné, la dénomination spécifique n'est valable que si elle exprime un caractère différentiel. Grâce à cette loi fondamentale, la nomenclature des êtres vivants est devenue une œuvre vraiment scientifique et a cessé d'être un ramassis hétérogène de mots bizarres, absurdes, ridicules
et tout à fait indignes d'hommes intelligents.
Source : Gallica

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