Résumé

Jean Th. Voïculesco Essais critiques sur la loi roumaine de liquidation des dettes agricoles et urbaines du 7 avril 1934… (1935)

Le créancier est mis devant l'alternative à laquelle il ne peut se soustraire, d'une réduction directe ou indirecte de sa créance.
En conséquence, par un artifice juridique, le législateur assure l'application de la loi et accorde l'allégement au débiteur. Mais d'autant plus, le créancier ne doit pas être contraint, opprimé, spolié, car ce n'est pas lui qui a créé des obstructions à la loi précédente : c'est le débiteur qui n'a pas voulu conclure des transactions légales, espérant que le provisoire législatif lui apportera un jour ou l'autre, le « coup d'éponge » qui effacerait ses dettes.
Source : Gallica

Jean Th. Voïculesco Essais critiques sur la loi roumaine de liquidation des dettes agricoles et urbaines du 7 avril 1934… (1935)

Mais en admettant même que l'on puisse établir une certaine rentabilité de l'agriculture, il ne faut pas la confondre avec la capacité de paiement de l'agriculteur, ce que font trop souvent ceux qui s'occupent de la question.
Nous songeons particulièrement au petit cultivateur qui vit, avec sa famille, sur la terre qu'il travaille. Une famille, si peu nombreuse qu'elle soit, diminue sensiblement la capacité de paiement de l'exploitation, à cause de sa grande consommation en denrées alimentaires, sans que le rendement proprement dit ait à en souffrir.
Source : Gallica

Jean Th. Voïculesco Essais critiques sur la loi roumaine de liquidation des dettes agricoles et urbaines du 7 avril 1934… (1935)

Dès lors, l'ordonnance d'adjudication, bien délibérée et transcrite, se trouve annulée par une loi postérieure, indifféremment du fait si l'on choisit la voie de recours. On annule, en réalité, un droit de propriété.
En vertu de la loi, le débiteur, qui se pourvoit en cassation n'aura qu'à prouver qu'il accomplit les conditions requises par la présente loi. Dans l'occurence, la Cour de cassation par dérogation de ses normes habituelles de jugement examinera les preuves à fond et admettant le recours, pour ces motifs, il annulera l'ordonnance d'adjudication.
Source : Gallica

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