Résumé

Joseph Gibert Une visite au bureau d'hygiène de Bruxelles… (1878)

Nous avons vu, dans une première lettre, que le maire de la ville de Bruxelles était chaque jour tenu au courant de tous les cas de maladies contagieuses (fièvre typhoïde, variole, scarlatine, rougeole, diphtérie et croup, dyssenterie) , qui étaient signalés au bureau d'hygiène. C'est sans doute une satisfaction d'être aussi admirablement renseigné sur l'état sanitaire d'une grande ville ; mais ce serait une satisfaction bien stérile et puérile même si elle n'était pas suivie de mesures efficaces. En France, la statistique est toujours réduite à l'état de science idéale, platonique.
Source : Gallica

Joseph Gibert Une visite au bureau d'hygiène de Bruxelles… (1878)

C'est cher, dira-t-on. Mais quoi ? est-ce juste, est-ce équitable de faire constamment pour les services publics appel au dévouement des médecins ? Que chaque médecin soit dévoué, qu'il donne de son temps, de sa sanlé aux pauvres, c'est son affaire, et, Dieu merci,il y en a parmi nous qui ne marchandent ni l'un ni l'autre.
Mais, je le répèle, est-on en droit de spéculer sur leur dévouement ? L'hôpital ne paie pas ses médecins. Est-ce juste? Le
Bureau de bienfaisance les paie à peine.
Source : Gallica

Joseph Gibert Une visite au bureau d'hygiène de Bruxelles… (1878)

La constatation des naissances ne se fait pas davantage au Havre que celle des décès ; il suffit, pour qu'un enfant ait un état civil, d'un bulletin de déclaration de naissance signé du médecin ou de la sagefemme ; mais il n'y pas de constatation comme la loi l'exige. D'après la loi, il faudrait porter l'enfant à la mairie, usage barbare auquel on a eu raison de renoncer, (bien que la plupart des enfants soient portés à l'église pour le baptême) . Mais il
faudrait faire la constatation de la naissance à domicile, et il suffit d'une bonne organisation sanitaire pour que cela soit facile.
Source : Gallica

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