Résumé

Portrait de Jules Lermina Jules Lermina La succession Tricoche et Cacolet… (1877)

Coussignol poussa un gémissement.
— Voyons, mon oncle, fit Gaston, prenez courage.
Après tout, M. Cacolet n'est peut-être pas si méchant qu'il en a l'air, et il y a sans doute moyen de s'entendre.
— Mais, fit Coussignol en balbutiant, si je dis le nom.
Et il frissonnait en disant cela.
— Si je dis le nom, est-ce que vous me direz où est l'enfant?
— Ouais! vieux malin ! c'est pour savoir d'abord s'il est vivant.
— Oh! oui, oui, je vous en prie, s'écria Coussignol avec des larmes dans la voix.
Source : Gallica

Portrait de Jules Lermina Jules Lermina La succession Tricoche et Cacolet… (1877)

Quant à Bellot, ce n'était plus un homme, c'était une machine. Il dédaignait la viande; ayant débité le poulet en un tour de main, il avait enlevé le blanc des ailes et des pilons, et croquait les os avec un bruit de dents qui retentissait comme le grincement d'une roue à engrenages. Ce heurt continuel des mâchoires, aussi rapide que le tintement d'un ressort de montre, agaçait et énervait à la fois.
Coussignol mangeait comme tout le monde : c'était le seul qui manquât d'originalité.
Mais, par contre, Mme Coussignol avait une façon d'agir qui étonnait profondément Eusèbe.
Source : Gallica

Portrait de Jules Lermina Jules Lermina La succession Tricoche et Cacolet… (1877)

Mais Coussignol avait entendu l'exclamation d'Eusèbe.
— Ça commence !. quoi ? demanda-t-il avec inquiétude.
— Les millions! répondit étourdiment Eusèbe.
Puis, remarquant enfin l'attention avec laquelle Coussignol écoutait ses paroles, il comprit qu'il avait commis une imprudence. A défaut de courage, Eusèbe ne manquait pas d'une certaine perspicacité défiante.
Aussi reprit-il avec le ton de la plus parfaite indifférence :
— Je dis que deux cent mille francs sont un joli commencement de fortune, et qu'avec de l'ordre on peut arriver aux millions.
Source : Gallica

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