Jules Moinaux

Jules Moinaux

Résumé

Portrait de Jules Moinaux Jules Moinaux Les Géorgiennes

POTERNO. Avez-vous vu notre attitude martiale ?
TOUTES. Oui ! oui !...
NANI. Superbes !... Vous en êtes récompensés par notre profond étonnement...
RHODODENDRON, bas à Boboli. Décidément... je me fixe à Djégani... et j’ai dans l’idée que bientôt tu reprendras tes fonctions dans mon harem.
BOBOLI, soupirant. Allons !... j’étais né pour le célibat !
FÉROSA. Et maintenant, messieurs, en faveur de votre belle conduite, je résigne mes pouvoirs de générale en chef ; nous vous rendons nos armes, et nous disons : Vivent les hommes !
JOL-HIDDIN, galamment. Non.
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Portrait de Jules Moinaux Jules Moinaux Les Géorgiennes

RHODODENDRON. Comment ! à ma vieillesse : il paraît qu’elle est myope.
NANI, à Rhododendron. Oh ! après tout, un vieillard n’est qu’un ancien jeune homme avancé en âge.
RHODODENDRON. Emmené avec d’autres soldats et trente-deux éléphants, pour vous combattre, par mon seigneur et maître, le terrible et beau Rhododendron... car il est beau, le gaillard !... on n’a rien vu de beau comme ça... et jeune... vingt-trois ans !... il n’en paraît pas dix-neuf.
BOBOLI, à part. Comme ça, on ne se doutera pas que c’est lui.
FÉROSA. Pas de phrases oiseuses, arrivez au fait.
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Portrait de Jules Moinaux Jules Moinaux Les Géorgiennes

POTERNO. Qu’est-ce que vous ferez, sergent ? nous ne sommes pas en force.
JOL-HIDDIN. C’est un fait que toutes nos femmes sont armées jusqu’aux dents et exaspérées ; si encore ce n’était que les femmes !...
POTERNO, air crâne. Certainement, si ce n’était que... Mais Boboli et ses esclaves en ont aussi des armes.
JOL-HIDDIN. Et les gredins, qui sont jaloux de nous, au moindre mouvement que nous ferions, nous tireraient dessus comme sur des lapins... Ah ! vous avez eu une bonne idée ; Poterno. Quand j’aurai besoin d’une bonne idée, je penserai à vous.
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