Résumé

Le Canal de Suez, les députés et l'opinion publique en France (1864)

Lorsqu'une question majeure, nationale, se complique de rapports fâcheux et irritants avec l'étranger, appartient-il, oui ou non, au Corps Législatif, de prendre l'initiative officielle, d'éclairer la sagesse du gouvernement?
On a fait la guerre à l'autre bout du monde, au Mexique, en Chine, en Cochinchine, au Japon, pour maintenir l'honneur du drapeau et protéger les intérêts de notre commerce, de nos nationaux; et le Palais-Bourbon, qui entend de si beaux discours, ne pourra seulement pas entendre parler du canal de Suez?
Source : Gallica

Le Canal de Suez, les députés et l'opinion publique en France (1864)

Les économistes nous promettent la vie à bon marché, nous la voulons, qu'on nous la donne.
Je sais qu'on rêve association agricole, et pour cela faire, il faut bien peu connaître le cœur humain et porter loin l'acharnement frénétique de l'association. Honneur au courage malheureux ; mais eussions-nous la famine à l'état chronique, et par cela même que nous aurions faim, jamais, j'articule l'expression, la vertu, le civisme, le patriotisme et toutes les farces patriotiques et démocratiques ne pourront fraterniser au point de produire une gerbe de blé phalanstérienne.
Source : Gallica

Le Canal de Suez, les députés et l'opinion publique en France (1864)

L'Amérique, aussi démocratique que notre société peut l'être, mais plus positive et plus sage, comme l'aristocratique Angleterre, ce qui ne nous ouvre pas les yeux, a le droit de tester et d'échapper ainsi à la triple ruine des fortunes, des familles, des noms, trois choses que notre démocratie intelligente désire au même titre voir anéantir pour qu'il n'y ait plus de jaloux.
Source : Gallica

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