Résumé

Le fond des choses, ou qui nommerons-nous… (1824)

SAINT-ALBAN.— Il faut sans doute respecter tout ce qui est fondamental. Ainsi l'égalité des droits, la liberté de la presse, celle des cultes, le consentement libre de l'impôt sont autant de prérogatives sacrées sous un gouvernement représentatif. Et pourquoi encore sont-elles sacrées ? parce qu'elles portent avec elles la sanction de nos moeurs , qu'elles ont pour garantie l'extrême diffusion des lumières, que notre état social les veut, les réclame, et qu'enfin, gouvernans et gouvernés, ne pourraient vivre longtemps séparés d'elles.
Source : Gallica

Le fond des choses, ou qui nommerons-nous… (1824)

Dans l'intérieur, la tranquillité est d'autant mieux assurée, qu'au dehors les seules espérances qui pussent encore nourrir des projets coupables, sont à jamais anéanties. Dans de telles circonstances, les traces de l'esprit de parti s'effaceront promptement ; l'Opposition elle-même ne sera plus bientôt que ce qu'il est utile qu'elle soit, l'organe d'une critique sage et mesurée qui avertit et conseille, sans vouloir détruire.
Source : Gallica

Le fond des choses, ou qui nommerons-nous… (1824)

SAINT-ALBAN.—Modifier une constitution sera toujours préférable au danger de voir naître des événemens qui mettent l'Etat en péril et déterminent immédiatement la ruine de cette même constitution. Les peuples, mon cher Brémont, obéissent à une loi de nécessité qui est celle de leur conservation, et en cela ils sont absolument semblables aux individus.
Source : Gallica

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