Résumé

Louis Gellé Des fractures chez les syphilitiques (1884)

C'est ainsi que M. Gillette (1) trouve que la syphilis a été trop souvent mise en jeu lors de fracture spontanée, et qu'il n'y a rien de bien positif au point de vue de la prédisposition aux fractures que peut causer la vérole. De même, M. le professeur Gosselin, qui, en 1851, regardait la syphilis comme une cause prédisposante de fractures (2) , en 1879 dit qu'il « n'est admis par personne que la syphilis donne de la fragilité au tissu osseux; tout au contraire, elle augmente plutôt leur solidité, en produisant l'exostose et l'hyperostose (3) . »
Source : Gallica

Louis Gellé Des fractures chez les syphilitiques (1884)

Si donc une opération ou une lésion traumatique quelconque guérit bien chez un individu porteur d'un chancre et avant toute manifestation de syphilis constitutionnelle, si une fracture suit une marche régulière chez un autre qui n'aura que des accidents secondaires, il me paraît peu logique d'en conclure que la plaie du tégument guérirait aussi bien si l'individu avait des accidents secondaires, et la fracture s'il avait des gommes ou des périostoses.
Source : Gallica

Louis Gellé Des fractures chez les syphilitiques (1884)

A. Constitue une cause prédisposante aux fractures, cause qui apparaît des plus nettes dans nombre de fractures spontanées, soit que la syphilis ait engendré une altération générale du système osseux, comme paraissent le démontrer quelques rares observations, soit qu'elle ait déterminé une lésion locale qui a diminué en ce point la résistance de l'os.
B. Retarde, dans un certain nombre de cas, la consolidation des fractures: quelquefois est une cause de pseudarthrose, bien que, dans la majorité des cas, la fracture se consolide à la suite d'un traitement approprié.
Source : Gallica

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