Louis Viardot,
Lettres d'un Espagnol. Tome 2
(1826)
“ Maria, voilà celui que je charge de ton bonheur ; il est digne du dépôt que je lui confie : n'accuse pas le ciel qui nous sépare, de te laisser sans appui sur la terre : des bras d'un père, je te remets à ceux d'un époux. Chers enfans, que la pureté de votre amour, ses longues traverses et les vœux paternels attirent sur votre hymen la faveur céleste. Goûtez tous les charmes d'une union fortunée ; vous les trouverez dans la vertu : sans elle , il n'est ni paix ni bonheur; mais évitez les fausses routes où son zèle peut engager : il faut que la raison guide la vertu même. ”
