Léon de Tinseau

Léon de Tinseau

Résumé

Portrait de Léon de Tinseau Léon de Tinseau Un nid dans les ruines (1919)

Hélas ! si je l’aimais, si j’aimais quelqu’un, tous les Noircombe de la terre seraient impuissants à me troubler, même pour une minute.
— Eh bien, puisque tu n’aimes personne, épouse ton cousin ! Tu l’aimeras bientôt. De nouveaux devoirs absorberont ta vie. Dans quelques mois tu riras de tes terreurs présentes.
— Non, mon père, je n’épouserai pas Otto. Mon cœur est trop loyal et je me sens trop à la merci de... de mon maître.
— Ah ! s’écria mon père avec impatience, il est ton maître parce que tu l’aimes follement !
— Peut-on aimer un homme et trembler à sa seule pensée ? répondis-je.
Source : Gutenberg

Portrait de Léon de Tinseau Léon de Tinseau Un nid dans les ruines (1919)

Quel autre homme t’aurait ainsi consacré toute sa vie, n’osant se laisser voir parce qu’il se juge indigne de toi ? De quels êtres en ce monde, si Dieu t’appelle, seras-tu pleurée, sauf de ton père et de lui ?... Mais toi, qui aimes-tu donc ? Le visage que tu n’as pas vu, la voix que tu n’entendis jamais, les yeux que les tiens cherchèrent vainement dans tes rêves ? Qui t’a conquise, ô mon enfant, sinon un cœur généreux et tendre, un esprit simple et pur, des paroles nées d’un sentiment profond, l’amour, enfin, qui éveilla chez toi l’amour vrai, que tu ne connaissais pas encore ?
Source : Gutenberg

Portrait de Léon de Tinseau Léon de Tinseau Un nid dans les ruines (1919)

Ce voyage, auquel j’ai rêvé cent fois, tuerait votre pauvre ami inconnu d’une façon pas beaucoup moins sûre que la balle d’un pistolet. Donc n’y pensons plus, ou du moins n’y pensez plus, car moi j’y penserai toujours. Nos yeux ne se rencontreront pas en ce monde ; mais nous pourrons nous voir là-haut, j’espère. En attendant, prêtez l’oreille à cette parole qui résume tous les battements d’un pauvre cœur malheureux : je suis à vous ; nulle autre n’obtiendra de moi un seul regard. Si vous partez la première, je porterai votre deuil comme celui d’une fiancée tendrement chérie.
Source : Gutenberg

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