Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné

Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné

Résumé

Portrait de Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné Madame de Sévigné (1812)

L'imagination nous porte, sur son aile; Ce qu'on dit, on l'écrit, et tout est bien reçu ;
Sentiment, raison, bagatelle, Tours naïfs, propos fins, grands traits, simple aperçu C'est peindre Sévigné d'un goût qui la rappelle. Si nous plaisons, du moins comme elle Nous ne plairons qu'à notre insu. Je crois voir sou ombre légère, Accueillant d'un souris cet éloge du coeur, Repousser le pédant qui la loue en auteur,
Elle qui ne fut qu'une mère ! Sans sa fille en effet, qu'eût produit son talent, Ce talent qui du coeur s'échappe innocemment
Comme un instinct involontaire ?
Source : Gallica

Portrait de Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné Madame de Sévigné (1812)

De ses immortels agrémens Qui ne l'imite pas, mais peut-être l'égale; J'en atteste et Théroire et ses billets charmans ; Je vous l'ai dit cent fois, la grace épistolaire Est un talent de femme, un des mille arts de plaire, Que sème en se jouant l'écharpe de Cypris; Plus d'une Sévigné brille encor dans Paris.
Il en est que l'amour inspire; D'autres, sans l'amitié, n'auraient jamais écrit;
Lequel vaut mieux, belle Thémire ?
Source : Gallica

Portrait de Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné Madame de Sévigné (1812)

Le sentiment d'un sot s'exprime sottement, L'esprit malgré lui-même embellit ce qu'il sent ; Quoi qu'elle touche, il faut que tout brille par elle ; Ce style étincelant, ces traits vifs et pressés. Toujours inattendus sans être déplacés,
C'est là sa langue naturelle ; Qui lui croit trop d'esprit n'en eut jamais assez.
Songez que l'amour maternelle
106 MADAME
Fait le fond de tous ses tableaux; Je vous aime... aimez-moi... lit-on à chaque page; Mais comme cet amour nuance son langage ! Ces mots tant répétés semblent toujours nouveaux; Un coeur intarissable épuise en vain l'image
Source : Gallica

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