Max Rooses,
Catalogue du musée Plantin-Moretus…
(1928)
“ Il se fit bientôt une réputation d'habile ouvrier ; ses reliures, ses coffrets et gaînes, ses ouvrages de dorure et de marqueterie en cuir dépassaient en beauté tout ce qui faisait en ce genre dans les Pays-Bas. Il était bien vu des savants d'Anvers et des négociants qui fréquentaient la Bourse ; il gagna même les bonnes grâces de Gabriel de Çayas, le secrétaire du roi Philippe II. Ce haut dignitaire, qui, vers 1555, se trouvait à Anvers, voulant envoyer à son maître une pierre précieuse de grande valeur, chargea Plantin de fabriquer un coffret pour l'expédier. ”
