Résumé

Merville Saphorine, ou L'aventurière du faubourg Saint-Antoine… (1820)

L'éclat qu'avait eu son aventure dans le faubourg Saint-Antoine, ne lui permettait plus de retourner chez son père ;
la captivité de Julien la laissait sans protecteur, et la dureté de madame Froment sans asile. Heureusement quand on a lu beaucoup de romans et vu jouer beaucoup de mélodrames, on ne se laisse pas facilement abattre à l'adversité. La conformité que Saphorine trouvait entre sa situation et celle de tant d'héroïnes sur l'infortune desquelles elle avait vu sangloter tout le Marais, la flattait secrètement, et, en élevant son âme, lui donnait du courage.
Source : Gallica

Merville Saphorine, ou L'aventurière du faubourg Saint-Antoine… (1820)

Il n'y avait de praticable, dans ces arrangemens, que le travestissement et l'évasion de Saphorine : l'accomplissement du reste était hors de toute vraisemblance. Mais ce n'était pas par la vraisemblance que notre héroïne se déterminait ; tout ce qu'elle vit làdedans, ce fut une jolie toilette et l'Opéra. Son cœur eut beau se révolter contre l'imprudence d'un pareil
dessein, elle en réprima, ou du moins en souffrit les mouvemens sans s'y rendre.
Source : Gallica

Merville Saphorine, ou L'aventurière du faubourg Saint-Antoine… (1820)

Comme ils passaient devant un cabaret situé dans une des petites rues de de la cité, une femme sortit précipitamment d'une chaise à porteurs qui venait de s'y arrêter; et se jetant entre eux deux : « Votre manteau et votre chapeau , dit-elle à Julien , et sauvez un malheureux de la mort. »
Julien n'avait point la tête romanesque, mais il n'était pas insensible pour cela. Son cœur, au contraire, s'ouvrait facilement à la compassion , et le plaisir d'obliger était une de ses
jouissances favorites.
Source : Gallica

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