Résumé

Norfolk-Breton. Au pays de Cornouaille… (1908)

Il doit se contenter d'améliorer par sélection sa jumenterie, se borner à faire naître les poulains, et réserver l'élevage pour les seules pouliches, en évitant que le nombre soit supérieur aux ressources qui les alimentent. L'éleveur du Léon, plus expert, moins parcimonieux par essence, saura mieux que son voisin mener à bien sa tâche. En exigeant de sa part plus d'hygiène, du plein air, des parcours en liberté, la mise en condition de travail, le poulain de Cornouaille conservera chez lui sa qualité, son endurance, dont il a hérité par le sang, par l'atavisme.
Source : Gallica

Norfolk-Breton. Au pays de Cornouaille… (1908)

J'ai suffisamment pratique les chevaux, je n'en ai jamais vu qui aient des aptitudes à la traction comparables à celles du Breton, - même près du sang. Chez lui ces aptitudes sont tout à fait exceptionnelles, en proportion de sa charpente. Il apprend vite son métier, et surtout ne l'oublie jamais, une fois appris. Il n'y a pas à craindre chez lui le mauvais caractère, la traîtrise, enfin la nervosité, défaut capital chez le cheval de guerre. Son endurance au travail, sa résistance à la fatigue, sont proverbiales.
Source : Gallica

Norfolk-Breton. Au pays de Cornouaille… (1908)

Le préjugé d'hostilité au sang, bien compréhensible pour de modestes cultivateurs qui ne voient rien au delà des travaux de la ferme, des risques moindres, et des débouchés plus assurés, l'éleveur de Tréanna ne l'envisage pas comme règle de conduite. Il me semble même que, cédant très certainement aux instigations de la Remonte, dont l'influence est prépondérante en Cornouaille, il a donné, dans son élevage, à l'emploi du sang pur, une part peut-être excessive. L'utilisation du sang est une arme à double tranchant: son emploi exagéré entraîne parfois à des mécomptes.
Source : Gallica

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